Hier fut une journée très mouvementée.
Je suis arrivée, avant hier, avec un copain, à Artigas une ville dans le nord de l’Uruguay. J’ai rejoins cette ville pour aller visiter des mines d’agates et de quartz. Il m’a fallu
environ 4 heures pour trouver l’office de tourisme. Une personne te dit d’aller tout droit, la suivante à gauche, l’autre à droite et puis en fait une autre de dit que c’est dans le sens
opposé.

Quand je demandais
comment aller jusqu’aux mines à pied, certaines personnes osaient m’indiquer une direction alors que les mines sont à 2 heures en voiture. Mais ça à un côté rigolo. Le temps de recherche l’office
du tourisme, j’ai rencontré une personne qui m’a vendu des pierres semi-précieuses à vraiment pas chère.
Dans la ville il y des fragments d’agates et quartz dans le béton des rues, des pierres
semi-précieuses ne pouvant être utilisées dans les poubelles. C’est incroyable. Enfin, j’ai trouvé l’office de tourisme et quelqu’un pour nous emmener visiter les mines le lendemain à 8
heures. De là, un tailleur m’a fait visiter son atelier. Il a des spécimens de pierres qui sont merveilleusement beaux. Ils voulaient m’en vendre pour que je les vende ensuite dans mon pays. Il
est fou, il croit que je suis millionnaire.
Je part donc acheter un réveil pour être à l’heure pour le lendemain. Ma toile de tente est au camping. Au retour, nous nous arrêtons prendre un café et là nous croisons un gars avec qui l’on
avait échanger deux mots dans la journée. Il nous dit qu’il est passé nous voir au camping pour je ne sais quelle raison et qu’il a trouvé le passeport du pote à l’extérieu

r de la tente et qu’il l’a remis à l’intérieur.
Son histoire me semble très louche. Je pars en vitesse pour le camping car sur le chemin, j’avais croisé le pote de ce gars.
En arrivant, la toile de tente n’est plus là. Ils ont embarqué la
toile avec toutes mes affaires, mes nouvelles massues, mon artisanat, mes livres et mon journal de bord. Comme nous n’avions monté qu’une toile, les affaires du copain ne sont plus là non
plus. Tout cela s’est passé à vingt mètres du vigil mais comme par hasard, il n’a rien vu. Une personne me dira quand même qu’elle a vu des gens mettre la toile sur une jeep. Mais bon voilà,
c’est trop tard, surtout que Artigas est en frontière avec le Brésil. Je ne dit rien, mais j’en veux terriblement à mon compagnon de route car c’est lui qui a indiqué à ses deux gars où nous
logions. Jamais je ne dis à personne ou je loge. Je choisirais mieux mes compagnons de route.
Ca fait drôle quand même. Je pars à la police mais ils me disent qu’ils ne peuvent rien faire pour moi. Forcément ! Heureusement, j’ai encore mon passeport et ma carte de crédit. J’ai
aussi une petite robe, une culotte et des tongs et mon appareil photo.Ca fait vraiment bizarre. Je me sens comme un peu perdue. Le gars avec qui je suis venu à Artigas pleure et moi ça m’énerve.
Après tout, il peut communiquer avec les gens d’ici car ils parlent la même langue et pour moi la situation est plus complexe à ce niveau là. Et puis il est à 4 heures de chez lui seulement.
Des gens nous prêtent des couvertures et nous invitent à manger une grillade avec eux. Mais le cœur n’y est pas. Je repars pour le poste de police mais il me redisent qu’ils ne peuvent rien
pour moi. Je décide de ne rien changer à mon programme. Je vais donc me coucher avec ma couverture dans le camping, me lever à 7 heures du matin (j’ai toujours le réveil que je viens d’acheter),
et aller visiter les mines. Le voyage va continuer comme prévu. C’est une expérience qui ne pourra que m’être bénéfique.
Ce matin, je suis donc aller visiter les
mines. C’est hallucinant ! Il y a des tonnes de pierres qui contiennent du quartz, de l’Agathe, de l’hématite. Un truc de fou ! Des pierres que l’on voit sous verre au musée d’histoire
naturelle sont dans un champ. Il y en a des tonnes et des tonnes. A l’intérieur des mines, il y a des trous d’où on déjà extrait des pierres. Il y a des vaches dans des champs qui ne servent plus
mais qui sont remplis toujours de tonnes de pierres semi-précieuses. Elles font leurs bouses dessus. Des poubelles contiennent ces mêmes pierres. Hallucinant !
Pour la suite de la journée, à la police, il n’y a rien de neuf.
Je me suis acheté une brosse à dent, du dentifrice, un savon, du PQ. J’ai hésité pour le coupe ongle, mais bon, si on ne m’accepte pas avec mes ongles longs et sales, tant pis. Pour le
reste, une rencontre d’ici m’a donné un pull et un tee-shirt. Pour le pantalon et les chaussures, je verrais un peu plus tard. En effet, il fait quarante degrés ici. Alors le sac de couchage, les
chaussures et le pantalon ne sont pas si important. Ce qui m’embête, c’est que je n’ai plus mes lunettes de vue. Mais bon, je ne vais pas me stresser à tout acheter aujourd’hui. Je vais rester
ainsi pour le moment. Le principal, c’est que même si ça me fait de la peine de perdre les petites choses qui me permettait de vivre mon quotidien, ça ne va pas m’empêcher de continuer avec le
sourire. Ce n’est que du matériel. Je vous laisse car je vais maintenant aller m’acheter une culotte car bon celle que j’ai sur moi ne va pas suffire.
Bisous
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