2006 - Uruguay

Samedi 11 mars 2006
Il fait toujours aussi chaud ici et je pars maintenant me détendre aux thermes. J’ai maintenant un nouveau maillot de bains tout coloré. Je pensais y passer une journée seulement mais il n’y pas de bus pour Buenos Aires avant la nuit du lundi. Le retour en Argentine sera mardi matin avec la prise de décision de savoir si le voyage se prolonge ou non. J’ai toujours mon appareil photo mais pas le chargeur de piles ni les câbles pour vous envoyer des photos alors il faudra vous satisfaire de lettres et mots.
Bisous à tous y vamos adelante
Par Céline
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Vendredi 10 mars 2006
Hier fut une journée très mouvementée.

Je suis arrivée, avant hier, avec un copain, à Artigas une ville dans le nord de l’Uruguay. J’ai rejoins cette ville pour aller visiter des mines d’agates et de quartz. Il m’a fallu environ 4 heures pour trouver l’office de tourisme. Une personne te dit d’aller tout droit, la suivante à gauche, l’autre à droite et puis en fait une autre de dit que c’est dans le sens opposé. Quand je demandais comment aller jusqu’aux mines à pied, certaines personnes osaient m’indiquer une direction alors que les mines sont à 2 heures en voiture. Mais ça à un côté rigolo. Le temps de recherche l’office du tourisme, j’ai rencontré une personne qui m’a vendu des pierres semi-précieuses à vraiment pas chère. Dans la ville il y des fragments d’agates et quartz dans le béton des rues, des pierres semi-précieuses ne pouvant être utilisées dans les poubelles. C’est incroyable. Enfin, j’ai trouvé l’office de tourisme et quelqu’un pour nous emmener visiter les mines le lendemain à 8 heures. De là, un tailleur m’a fait visiter son atelier. Il a des spécimens de pierres qui sont merveilleusement beaux. Ils voulaient m’en vendre pour que je les vende ensuite dans mon pays. Il est fou, il croit que je suis millionnaire.

Je part donc acheter un réveil pour être à l’heure pour le lendemain. Ma toile de tente est au camping. Au retour, nous nous arrêtons prendre un café et là nous croisons un gars avec qui l’on avait échanger deux mots dans la journée. Il nous dit qu’il est passé nous voir au camping pour je ne sais quelle raison et qu’il a trouvé le passeport du pote à l’extérieu r de la tente et qu’il l’a remis à l’intérieur. Son histoire me semble très louche. Je pars en vitesse pour le camping car sur le chemin, j’avais croisé le pote de ce gars. En arrivant, la toile de tente n’est plus là. Ils ont embarqué la toile avec toutes mes affaires, mes nouvelles massues, mon artisanat, mes livres et mon journal de bord. Comme nous n’avions monté qu’une toile, les affaires du copain ne sont plus là non plus. Tout cela s’est passé à vingt mètres du vigil mais comme par hasard, il n’a rien vu. Une personne me dira quand même qu’elle a vu des gens mettre la toile sur une jeep. Mais bon voilà, c’est trop tard, surtout que Artigas est en frontière avec le Brésil. Je ne dit rien, mais j’en veux terriblement à mon compagnon de route car c’est lui qui a indiqué à ses deux gars où nous logions. Jamais je ne dis à personne ou je loge. Je choisirais mieux mes compagnons de route.

Ca fait drôle quand même. Je pars à la police mais ils me disent qu’ils ne peuvent rien faire pour moi. Forcément ! Heureusement, j’ai encore mon passeport et ma carte de crédit. J’ai aussi une petite robe, une culotte et des tongs et mon appareil photo.Ca fait vraiment bizarre. Je me sens comme un peu perdue. Le gars avec qui je suis venu à Artigas pleure et moi ça m’énerve. Après tout, il peut communiquer avec les gens d’ici car ils parlent la même langue et pour moi la situation est plus complexe à ce niveau là. Et puis il est à 4 heures de chez lui seulement.

Des gens nous prêtent des couvertures et nous invitent à manger une grillade avec eux.
Mais le cœur n’y est pas. Je repars pour le poste de police mais il me redisent qu’ils ne peuvent rien pour moi. Je décide de ne rien changer à mon programme. Je vais donc me coucher avec ma couverture dans le camping, me lever à 7 heures du matin (j’ai toujours le réveil que je viens d’acheter), et aller visiter les mines. Le voyage va continuer comme prévu. C’est une expérience qui ne pourra que m’être bénéfique.

Ce matin, je suis donc aller visiter les mines. C’est hallucinant ! Il y a des tonnes de pierres qui contiennent du quartz, de l’Agathe, de l’hématite. Un truc de fou ! Des pierres que l’on voit sous verre au musée d’histoire naturelle sont dans un champ. Il y en a des tonnes et des tonnes. A l’intérieur des mines, il y a des trous d’où on déjà extrait des pierres. Il y a des vaches dans des champs qui ne servent plus mais qui sont remplis toujours de tonnes de pierres semi-précieuses. Elles font leurs bouses dessus. Des poubelles contiennent ces mêmes pierres. Hallucinant !

Pour la suite de la journée, à la police, il n’y a rien de neuf.

Je me suis acheté une brosse à dent, du dentifrice, un savon, du PQ. J’ai hésité pour le coupe ongle, mais bon, si on ne m’accepte pas avec mes ongles longs et sales, tant pis. Pour le reste, une rencontre d’ici m’a donné un pull et un tee-shirt. Pour le pantalon et les chaussures, je verrais un peu plus tard. En effet, il fait quarante degrés ici. Alors le sac de couchage, les chaussures et le pantalon ne sont pas si important. Ce qui m’embête, c’est que je n’ai plus mes lunettes de vue. Mais bon, je ne vais pas me stresser à tout acheter aujourd’hui. Je vais rester ainsi pour le moment. Le principal, c’est que même si ça me fait de la peine de perdre les petites choses qui me permettait de vivre mon quotidien, ça ne va pas m’empêcher de continuer avec le sourire. Ce n’est que du matériel. Je vous laisse car je vais maintenant aller m’acheter une culotte car bon celle que j’ai sur moi ne va pas suffire.
Bisous
Par Céline
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Mardi 7 mars 2006
Pour ce qui est de la santé, suite à une bonne bronchite, j’ai expérimenté le breuvage d ‘infusion d’oignons associé à un peu de miel pour faire passer la toux. Je vous assure que ce n’est pas un régal mais ajouté à quelques massages de feuille de menthe ça fonctionne plutôt bien.
Pour ce qui est des petites bêtes, les puces et moustiques me laissent tranquilles mais les fourmis se font un régal de mes pieds. Parfois, les piqûres me provoquent des allergies et mes pieds se mettent à gonfler. Le remède est de mettre un peu de désinfectant sur les piqûres et de faire un bain d’eau salée.
Je pense aller maintenant me ressourcer le corps et l’esprit en allant faire un tour aux thermes.
Chao
Par Céline
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Lundi 6 mars 2006
Coucou les loulous,

Je suis enfin sorti de mon trou sans électricité et cette fois pour de vrai. J’ai passé les trois dernières semaines, dans ce petit village sans eau courante ni électricité. Ca fait tellement du bien de sortir un peu de cette civilisation de fou. Mais cette fois, je la rejoins sans me sentir mal. Il n’y a eu que trois ou quatre journées de pluie, pour le reste, soleil et plage. J’ai même vu un dauphin pas loin de là où je me baignais. Au départ, les gens dans l’eau pensaient que c’était un requin. Le voir plonger ainsi, à quelques mètres de soi, c’est vraiment génial.

Les premiers temps, j’ai posé ma tente à coté du ranch d’un mage maya. Mais au bout d’un moment, j’en ai eu marre des histoires d’énergie. Surtout qu’il en profitait pour ne rien faire parce qu’il diffusait la bonne parole. J’ai donc déménagé à côté du ranch que j’avais loué lors de mon premier séjour. J’ai profité de ces trois semaines non seulement pour sortir un peu du monde civilisé mais aussi pour me perfectionner à l’artisanat. J’ai pu apprendre et pratiquer le macramé. Je me suis aussi entraîné aux massues. Il y a de l’amélioration toute seule mais aussi en passing.

Toute cette histoire ressemble plus à des vacances relax qu’à autre chose mais ce n’est pas tous les jours que je trouve des endroits aussi tranquille alors autant en profiter.

Je pense maintenant partir pour le nord de l’Uruguay pour visiter un ou deux endroits et ensuite je retourne en Argentine. Et cette fois, c’est pour de vrai.

Sinon, je ne pense pas avoir maigri ou grossi. Ce qui est sur ce que je suis bronzée. Ce qui est assez rare mais j’ai les jambes, le ventre, les bras et le visage bronzé. Beaucoup plus que l’an passé.
Bisous à tous

 
Par Céline
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Lundi 13 février 2006
Tout va toujours pour le mieux ici. Je suis reparti pour Montevideo en Bus. Pablo et Stéphanie ne sont finalement pas partis au Brésil. Je les rejoins donc dans le but d’aller au carnaval de Durazno. Par contre, avec eux, on avance en Stop. La première voiture, qui allait au fort de San Miguel, nous a levés au Chuy. Ils nous ont proposés d’aller visiter le fort avec eux. L’entrée fut gratuite car l’une des personnes du pick up est militaire. Ce fort, de type moyenâgeux, servait aux espagnols à défendre des portugais. La deuxième voiture, nous a déposée après Lascanau dans une zone de campement autorisée au bord d’une rivière. Je me suis douchée au moyen d’une bouteille d’eau percée en me cachant au milieu des arbres. Nous pouvions faire du feu pour se préparer à manger quelque chose de chaud et il y avait une fontaine d’eau potable. L’une des personnes vit ici en tente depuis 2 ans. Je trouve sa situation très triste. Mais, il a l’air de le vivre bien. La première nuit, nous avons eu droit à un drôle de concert car l’une des personnes de la zone de campement, bien enivrée, a chanté, toute la nuit..... mais ce n’était pas trop agréable à écouter.

Nous sommes partis de Lascanau à bord d’une remorque du style celle de papa. Mais la pluie est arrivée entre temps. Malgré la bâche, je me suis retrouvée les fesse ultra trempée par l’eau qui stagnait au fond de la remorque et les jambes mouillées à force de maintenir la bâche contre le bord de la remorque. Je voyais mon sac qui était de plus en plus trempé mais je n’osais rien dire car je ne savais pas ce qu’il en était des autres. Je tentais de me changer les idées en pensant au soleil. Finalement, je fut la seule à être trempée. On nous a déposés au bord d’une grande route. Mais la notre, de route est une piste de terre, qui rejoint la grande route pour Durazno. Pour la nuit, nous avons campé dans le jardin, plein de lucioles, d’une jolie maison. Les gens qui nous ont accueillis étaient vraiment très gentils. Le lendemain soir, nous avons de nouveau dormi dans le jardin aux lucioles. En effet,  après une journée de stop, nous n’avions toujours pas bougé. Mais je me dis que c’est dimanche et ce jour là en Uruguay tout est mort.
Lundi, nous avons avancé de seulement 25km. Tenté d’aller à Durazno en stop ne semble pas possible. Nous n’arriverons jamais à temps pour le festival. Je décide donc de retourné vers Cabo Polonio, qui était l’endroit ou je souhaitais retourner à l’origine.


Par Céline
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