NASIK
Tchao Bombay et notre chouette rue où nous nous sentons comme à la maison. Tchao Urich. Nous partons pour Nasik et ses 2000 temples. Le wagon est presque vide, enfin au début, car au fur et à mesure des arrêts, il n'y a pas assez de place pour tout le monde. Les deux femmes assisent en face de moi m'intriguent. C'est une mère et sa fille. Elles ont l'air riches. Leurs bracelets et belles tenues colorés me tiennent le regard. Et puis aussi leurs manières avec leurs mains, leur façon de manger avec les doigts. C'est tout nouveau pour moi. Durant tout le trajet, les portes du train sont ouvertes. Les barreaux aux fenêtres font penser au train de la guerre. Des vendeurs essayent de se frayer un chemin dans les allées bondées en criant : « tchai, cofee, sandwich.. ». Cette première expérience en train me rend heureuse, je me sens enfin en Inde. Nous arrivons sur la place poussiéreuse de la gare de Nasik. Nous pensions arriver dans un petit village mais nous aurions du mieux regarder le guide car il y a 1,2 millions d'habitants. Un auto-rickshaw nous emmène dans le centre ville. C'est une sorte de pousse pousse mobylette à trois roues. Nous trouvons une chambre, dans un paisible quartier. Il y a l'eau chaude, un téléphone pour appeler la réception, c'est propre et moins cher qu'à Bombay.
L'après-midi, nous visitons quelques uns des 2000 temples. Alors que nous étions égarés, un jeune garçon à lunettes et au vélo s'improvise guide. Il négocie ensuite pour nous, avec un chauffeur d'auto-rickshaw, la suite de notre visite. Celui-ci nous emmène à Topovan, lieu où se réunissent deux rivières sacrées. Mais comme il ne parle pas anglais, il refile sa mission à un de ses collègues qui nous en apprend beaucoup sur les dieux Il nous emmène dans divers temples et dans un lieu de rencontre de saddhous. Je me sens mieux qu'à Bombay. Les gens sont sympas. On ne se fait plus accoster par les mendiants et vendeurs. Les enfants et même parfois les adultes nous questionnent : « What is your name ? », « Where do you come from ? ».
Ce soir, j'ai toujours des difficultés à manger car j'ai du mal à m'habituer à la nourriture épicée. Nous allons nous balader à Ramkund. C'est un bassin d'ablutions sacré. Il est tout décoré de guirlandes lumineuses. On se croirait à Noël, mais ici, les lumières de fêtes, c'est toute l'année.