L'Inde, tu l'aimes ou tu l'aimes pas

Publié le par Céline et Chapy

Deux mois que nous sommes sur les routes de l'Inde et voila le moment pour moi, de faire une synthèse qui ne sera que très subjective.
L'Inde, on m'avait dit, "tu l'aimes où tu la détestes". Je l'aimais et depuis quelques jours je ne l'aime plus. Pourquoi un tel revirement de sentiments ? Je n'en sais rien. A ce qu'il parait ainsi est l'Inde ! C'est un pays où semble régner l'anarchie, où il est permit de tout faire pour moi, occidentale. Ils crachent et pissent n'importe où. Les déchets sont éparpillés partout !!! Mais à côté de cette image qu'il n'y aurait pas de règles, tout est en fait tellement réglé. Les mariages, le statut de la femme, la façon de se vêtir ou de se coiffer sont régis par les classes sociales. Les femmes doivent travailler très dur, parfois se couvrir le visage en public et avoir un fils pour être une bonne mère. L'Inde n'est vraiment pas un pays où l'on fait ce que l'on veut.
Le sacré et la religion, tellement importants ici sont aussi pleins de paradoxes. Les vaches, par exemple, sont sacrées mais doivent se nourrir de cartons et plastiques. Mieux vaut ne pas être sacré, finir sa vie en steak-frites mais avoir un beau champ à brouter. Il en est de même pour les lacs sacrés. Du fait de nombre de personnes y venant, ils deviennent de véritables décharges publiques. Et puis il y a les sadhous, hommes renonçant à tous biens matériels et famille. Ils sont tellement à être des faux sadhous. Il est difficile de s'y repérer. Il y a tant de dérives et utilisation à mauvais escient de la religion. C'est déroutant.
Nous aimerions avoir des contacts avec les indiens. Mais il y a tout d'abord la barrière de la langue et du sexe pour moi. Presque à chaque fois qu'un indien s'adresse à nous et qu'il parle anglais, c'est pour nous soutirer de l'argent, nous arnaquer. On a tellement peu de vrai contact avec eux.
Et puis c'est tellement dur la mendicité. Certains sont vraiment dans le besoin, mais tellement agressifs parfois. Et puis il y a aussi ceux qui te réclame parce que tu es blanc mais qui ne sont pas dans le besoin. Parfois, c'est comme si les parents avaient appris à leurs enfants le mot " school pen" d'en demander à chaque touriste croisant leur chemin.
Et aussi ce manque de respect qu'il y a tant avec nous que entre eux. Rien à foutre de te marche dessus ou de t'écraser pour avoir une place assise dans le bus, arriver le premier ou pour rien parfois !!!

Désole a toi qui me lit maintenant, je ne te donnes pas la meilleure image de l'Inde mais c'est le reflet de mon état d'esprit aujourd'hui. Je comprend pourquoi tous ces gens que l'on croisent nous disent " tu l'aimes ou tu la déteste" et qui comme nous, ont eu de brutals changements de positions. Dans ces moments de bas, on ne voit plus le bon mais seulement le mauvais. Mais tous ceux que l'on rencontre, il leur est arrivé la même chose, même après plusieurs années en Inde. Tu aimes et parfois tu détestes et tu reviens à aimer ensuite.

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